[Elle a les yeux dans le vide. Ses yeux sont livides.
Elle a un pansement au coeur. Son coeur se meurt.]
Battue sans raison, si ce n'est qu'une folie concubine.
Les clefs a peine déposées sur le meuble d'entrée, un parquet et une porte qui craquent.
Les pas lui nouent l'estomac, la peur lui sert la gorge.
Le rideau déchiré, la porte enfoncée, les volets dégondés et la pièce trop mal éclairée; elle s'y est habituée.
Lui, il entre violement, comme d'habitude. Elle, elle recule au fur et à mesure qu'il avance.
Elle sait ce qui l'attends alors elle se barre le visage comme elle peut. Nan bien sûr, ça, c'est ce qu'elle faisait avant.
Les coups ne lui font plus mal, les larmes ne coulent plus, le liquide dans ses veines circule-t'il encore ?
Décharge, projection contre le mur du fond, tombant à terre, se cognant une fois de plus.
Les enfants... elle espère qu'ils n'auront rien ce soir. Elle, mais pas eux, par pitié.
Et alors il s'en va, comme si tout le mal qu'il venait de lui envoyer dans la figure ne l'avait pas atteinte. Comme si rien ne s'était passé.
Mais elle perd connaissance.... Se réveille alors dans une maison d'accueill une femme qui aura du mal à s'en sortir.
Une femme avec un récit mais qui mettra du temps avant de mettre les bons mots sur ce qu'elle a endurée.
On voit dans ses yeux, la peur d'être incomprise. Sa couleur naturelle a perdu son éclat pour faire place à une couleur très sombre, celle de la terreur.
Les docteurs en blouse blanche, la chaise métallique, les volets électriques, le néon qui clignote et les hurlements régulier de la salle d'à côté lui font froid dans le dos.
Un cri pour une seringuille. Une seringue pour une dose. Une dose pour un cri.
"Il m'a porté des coups pendant 1 an et 2 mois. Mes enfants, j'avais peur qu'il les frappe si je l'énervait trop."
[Récit d'une femme battue par un amour devenu un enfer quotidien.]
La plaie cicatrise peu à peu. Les enfants on été placés en foyer pendant les soins de leur mère. Rien ne laissait suposer que dans le batîment A-12, une femme aurait pu y laisser la vie.
Ce texte, Yunad...
C'est simplement impressionnant.
Je ne sais que me taire...
Elle a un pansement au coeur. Son coeur se meurt.]
Battue sans raison, si ce n'est qu'une folie concubine.
Les clefs a peine déposées sur le meuble d'entrée, un parquet et une porte qui craquent.
Les pas lui nouent l'estomac, la peur lui sert la gorge.
Le rideau déchiré, la porte enfoncée, les volets dégondés et la pièce trop mal éclairée; elle s'y est habituée.
Lui, il entre violement, comme d'habitude. Elle, elle recule au fur et à mesure qu'il avance.
Elle sait ce qui l'attends alors elle se barre le visage comme elle peut. Nan bien sûr, ça, c'est ce qu'elle faisait avant.
Les coups ne lui font plus mal, les larmes ne coulent plus, le liquide dans ses veines circule-t'il encore ?
Décharge, projection contre le mur du fond, tombant à terre, se cognant une fois de plus.
Les enfants... elle espère qu'ils n'auront rien ce soir. Elle, mais pas eux, par pitié.
Et alors il s'en va, comme si tout le mal qu'il venait de lui envoyer dans la figure ne l'avait pas atteinte. Comme si rien ne s'était passé.
Mais elle perd connaissance.... Se réveille alors dans une maison d'accueill une femme qui aura du mal à s'en sortir.
Une femme avec un récit mais qui mettra du temps avant de mettre les bons mots sur ce qu'elle a endurée.
On voit dans ses yeux, la peur d'être incomprise. Sa couleur naturelle a perdu son éclat pour faire place à une couleur très sombre, celle de la terreur.
Les docteurs en blouse blanche, la chaise métallique, les volets électriques, le néon qui clignote et les hurlements régulier de la salle d'à côté lui font froid dans le dos.
Un cri pour une seringuille. Une seringue pour une dose. Une dose pour un cri.
"Il m'a porté des coups pendant 1 an et 2 mois. Mes enfants, j'avais peur qu'il les frappe si je l'énervait trop."
[Récit d'une femme battue par un amour devenu un enfer quotidien.]
La plaie cicatrise peu à peu. Les enfants on été placés en foyer pendant les soins de leur mère. Rien ne laissait suposer que dans le batîment A-12, une femme aurait pu y laisser la vie.
Ce texte, Yunad...
C'est simplement impressionnant.
Je ne sais que me taire...
